Histoire de la commune


Perrouse

Le nom de Perrouse s'écrivait autrefois "Pérouse" et fait référence au "chemin de pierres", du latin petrosa, mentionné au XIIIe siècle dans la charte de l'Abbaye de Bellevaux.

Le village ressensait 9 familles pour 45 âmes vers 1657.


Villers-le-temple

Le village de Villers-le-temple a été rattaché à Perrouse en 1821. Il était mentionné en 1297 comme "Vilers des templiers" et comportait une maison membre des templiers de la commanderie de Villedieu en Fontenette. Sur la carte de Cassini (1762), le nom était orthographié "Vilars le Temple".

Les chroniques régionales mentionnent la présence de 3 foyers en 1654 pour un total de 11 personnes.


Blason de la commune



Le blason est composé d'un écu simple coupé par la diagonale. Les armoiries reflètent l'identité des deux villages qui composent la commune dans une composition au graphisme simple. En haut à gauche, la croix des templiers, rouge sur fond gris, évoque Villers-le-Temple. En bas à droite, le cheval cabré doré sur fond rouge, serait tiré d'une pierre sculptée qui ornait autrefois un bâtiment du XIIe siècle à Perrouse. Le blason est accompagné d'une devise : "Taillé d'argent et de gueules."


Démographie

La commune compte aujourd'hui 260 habitants (recensement de 2014) et la population croit d'environ 4 à 5 personnes par an en moyenne.

Le graphique ci-contre montre l'évolution de la population sur plus de deux siècles. On constate qu'après une décroissance régulière entre 1860 et 1960, la population s'est remise à croitre fortement.




L'abbaye de Saint Vincent à Perrouse

Une grande partie de Perrouse appartenait à l'abbaye de Saint Vincent de Besançon jusqu'en 1789. Les documents sur l'abbaye de Saint Vincent nous donnent des informations précieuses. Ces documents ont été répertoriés dans l'inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790 du département du Doubs.

Cet inventaire fait notamment référence à l'inventaire général des titres et papiers de l'abbaye de Saint Vincent, Tome 2 de 1736, que l'on trouve aux archives départementales à Besançon. Quelques exemples d’informations contenues dans ces documents :

  • 1420 : un impôt est levé sur les habitants de Devecey et Perrouse, pour la bienvenue de Pierre Armenier, abbé de Saint Vincent.
  • 1529 : création de l'office de l’infirmerie de l'abbaye de Saint Vincent. Ses dépendances sont la cure de Cromary et une portion de la seigneurie de Perrouse.
  • 1600 : le procès de trois sorcières est tenu à Perrouse par devant l’inquisiteur et le juge de l’abbaye.
  • 1674 : la portion de la seigneurie de Pérouse appartenant à Charles-François de Granvelle, est achetée par l'abbaye. La même année, le Comte de Saint-Amour promet aux bénédictins 14 000 francs et leur vend son domaine de Perrouse pour 1 000 francs, afin de régler une dette de 15 000 francs.
  • Dans l’inventaire général des titres et papiers de l’abbaye de Saint Vincent cité précédemment, un long chapitre est consacré au descriptif des maisons de Perrouse : Éclaircissement touchant les possesseurs de plusieurs maisons des particuliers de Perrouse dépendantes des différentes seigneuries des religieux bénédictins de Saint Vincent de Besançon, seigneurs dudit Perrouse.

    Les maisons sont décrites une par une, avec les preuves de leurs anciennes origines, leurs charges et redevances dont elles sont affectées envers lesdits seigneurs

    L'on commencera par la maison des religieux, ensuite les autres maisons des particuliers du même côté selon la proximité des unes et des autres. L'on passera de l'autre côté de la Chavière publique pour traiter de la maison de Claude Pierre Voisin qui est la première du côté de Besançon pour finir ensuite à la maison d'Henry Ferriot du côté de Cromary.

    C'est ainsi que nous apprenons que les bénédictins ont construit une chapelle vers 1682. Elle était positionnée à côté de leur maison qui se situait vers la mairie actuelle. Une permission a été accordée le 5 juillet 1691 aux religieux de Saint Vincent par Monseigneur l'Archevèque Antoine Pierre de Grammont de célébrer la messe dans leur chapelle de Perrouse (sans son de cloche, ni convocation du peuple). Cette chapelle était dédiée à Saint Joseph.

    Une des maisons suivantes était la maison contenant le four banal, dont les revenus appartenaient à l'office de l’enfermier. Par le traité du 8 mars 1662 entre les bénédictins et les habitants de Perrouse, les bénédictins permettent aux habitants d’avoir des fours chez eux en payant aux religieux deux mesures de froment par ménage.

    Un travail approfondi sur les informations contenues dans ce chapitre sur les maisons de Perrouse devrait nous permettre de faire une cartographie du village avant la révolution.







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